Islande jour 4 – de Dyngjufell à après Askja

Islande jour 4 – de Dyngjufell à après Askja

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Jour 4 : Dyjntruc – quelque part dans le désert
Déception ce matin : le ciel est toujours couvert. Moi qui voulais du beau temps pour Askja… :/ Du coup je prends mon temps, et pars vers 8h30, un peu après les jeunes de la British Exploring Society, qui doivent eux monter sur la caldera d’Askja.
Je les rattrape donc au sommet de la première côte (bien sévère), marche quelques centaines de mètres avec eux avant de partir vers d’autres cieux de plus en plus cléments. La montée est démente, avec une vue magnifique sur les sables noirs du coin. Parfois des taches de couleurs surgissent, mais le noir domine tout jusqu’à ce que j’arrive à la neige. Encore un peu de montée, et me voilà au bord de la caldera. Je n’ai pas de panorama (mon logiciel d’assemblage de photos bug 🙁 ), mais la vue est absolument fantastique ! Un immense cratère s’étend de tous les côtés, occupé au loin par un lac et au devant par un champ de lave noire. La formation de cette caldera est d’ailleurs assez récente (années 1870, dernière éruption dans les années 1960).
Je descends en vitesse dans la neige (et sous un bon et franc soleil) avant de longer les bords de la caldera. C’est bien joli, mais au bout d’un moment je m’engage dans le champ de lave en profitant de la neige afin de couper vers le lac Viti. Sauf que voilà, quan dy’a plus de neige je dois marcher dans la lave. Les roches sont torturées et tout sauf plates, et j’ai beaucoup de mal. Au final, j’arrive assez tard à Viti (vers 13h), et je pense que j’ai perdu un peu de temps malgré mon « raccourci ».
Bon, à Viti y’a du monde, comme je m’y attendais. Je descends tout de même plonger une tête dans le lac pas si chaud que ça (22°) mais qui pue bien l’œuf pourri. Je  me baigne directement avec mon short de rando (short running de D4) pour m’éviter de me changer au milieu des gens, en me disant que ça séchera vite avec le temps.
Ça me fait une petite pause d’une trentaine de minutes avant que je repart à travers les montagnes en direction de Dreki. Comme prévu, mon short sèche vite, mais jusqu’à la fin (et encore maintenant) il gardera une légère mais tenace odeur de soufre. 😀 Je passe un petit col avant de descendre vers Dreki qui me permet d’avoir un splendide panorama sur les plaine volcaniques et le glacier. Et comme tous les touristes s’arrêtent à Viti, je suis seul pour savourer le moment.
J’arrive à Dreki vers 15h30. Discussion avec une rangers (que j’avais croisé la veille à la cabane, j’avais oublié de le dire), qui me met en garde contre l’arrivée du mauvais temps et le manque d’eau. Nous discutons aussi de mes options d’itinéraires, mes cartes n’indiquant pas les nouveaux champs de lave (infranchissables à pied) dus aux éruptions de 2014. Peu après le camp, une voiture s’arrête à côté de moi : c’est un autre rangers qui me donne les mêmes indications et qui me propose de l’eau au cas où. La gentillesse des islandais fait plaisir à voir.
En suivant / coupant la piste, je m’avance dans le désert en même temps que les nuages avancent dans le ciel. Avec le vent de face et les kilomètres déjà parcourus, ce n’est pas facile, mais j’avance tout de même jusqu’à 20h. L’idée est de pouvoir être à Kistufell le lendemain soir (cabane !). J’ai du mal à trouver un endroit abrité, et finalement je me cale dans un vague trou en bordure de champ de lave. Le soleil fait une dernière tentative au moment du coucher avant de laisser la place aux nuages…
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