Tour du Pain de Sucre (Queyras)

Tour du Pain de Sucre (Queyras)

Grâce à une proposition bienvenue de Benoit, j’ai pu partir 3 jours dans le Queyras. Pour une fois je n’étais pas seul, ce qui a provoqué quelques changements (j’ai découvert le bonheur de manger chaud le soir au bivouac), et j’ai pu découvrir une région
magnifique pendant cet rando de 3 jours.

N’ayant pas le même rythme de marche, nous ne sommes pas restés ensembles pendant la seconde journée et le début de la troisième, je vais donc faire un CR concernant mon parcours (qui est le tour du pain de sucre classique avec des sommets en plus).

Jour 1

Comme d’habitude quand je pars en rando, le départ se fait tôt et en train. À 9h30 je retrouve Benoit à la gare de Grenoble, et nous embarquons dans sa voiture en direction du Queyras. Environ 4h de route (ça ne roulait pas très bien) et quelques beaux points de vue (la Meije vu du col du Lautaret…) plus tard, noius voilà arrivés au petit hameau de l’Echalp (1687m), dans la vallée du haut-guil. De là, nous partons par le GR58B vers le col Lacroix. Durant la montée nous pouvons apprécier le paysage du Queyras, qui a déjà un air bien méditerranéen.


J’aime beaucoup cette ambiance, même si c’est un peu sec…

J’aime beaucoup cette ambiance, même si c’est un peu sec…

Arrivé au col Lacroix (2299m), un vent fou furieux nous empêche de profiter de la vue, et nous commençons rapidement la descente sur le versant italien.

Le col Lacroix vu depuis le côté italien.

Le col Lacroix vu depuis le côté italien.

La vallée italienne (je ne connais pas son nom). Tout au fond, le col Sellière que nous franchirons demain.

La vallée italienne (je ne connais pas son nom). Tout au fond, le col Sellière que nous franchirons demain.

Arrivés en bas, nous remontons en direction du refuge Graneiro. Nous poserons le bivouac un peu au dessus, vers 2400m.

Sympa comme vue, non ?

Sympa comme vue, non ?

Tente VS. tarp…

Tente VS. tarp…

Le mont Graneiro embrasé par le soleil couchant.

Le mont Graneiro embrasé par le soleil couchant.

Ce soir, je découvre avec émerveillement le bien que peut faire une bonne platrée de pâte avec de la charcuterie. Me reste plus qu’à faire un P3RS… Nous nous posons sur un rocher et discutons jusqu’à ce que le nuit tombe totalement. La lune n’est pas tout à fait pleine, mais elle éclaire si fort que nous avons l’impression qu’un projecteur est allumé derrière nous. Heureusement, elle ne nous empêche pas de profiter des splendeurs du ciel nocturne…

Jour 2

Le soleil levant sur les arrêtes du Queyras.

Le soleil levant sur les arrêtes du Queyras.

Cette nuit il a fait froid, des traces de gel nocturne nous le confirment. Heureusement, très peu de condensation, donc le camp est rapidement plié.
Aujourd’hui nous allons marcher séparés, car j’ai prévu d’aller taquiner du 3000 alors que Benoit préfère rester sur le GR. Je pars donc un peu avant lui et atteint epu après 8h le col Sellière (2834m). Pour la première fois je peux voir le Viso, qui surplombe de toute sa hauteur la vallée du refuge du Viso.

Le Viso qui surplombe le col de Valante (dans l’ombre).

Le Viso qui surplombe le col de Valante (dans l’ombre).

Les crêtes de la Taillante vues du côté “accessible”.

Les crêtes de la Taillante vues du côté “accessible”.

Je redescend rapidement vers le refuge du Viso (2460m). De là, j’avais prévu de monter vers le col du couloir de porc (oui, c’est bien son nom…), à 2918m, pour essayer de partir sur les crêtes afin d’atteindre un 3000, mais la gardienne m’assure qu’il faut un matériel spécifique. N’ayant pas envie d’arriver trop tôt, je décide de suivre mon programme initial et d’aviser en cours de route.

Le magnifique lac Porcierolles, avec le Viso en arrière plan.

Le magnifique lac Porcierolles, avec le Viso en arrière plan.

La beauté des lacs de montagne…

La beauté des lacs de montagne…

La montée vers le col est assez difficile, car raide et dans des éboulis peu stables.

La pointe Joanne, vue depuis les éboulis qui mènent au col.

La pointe Joanne, vue depuis les éboulis qui mènent au col.

Depuis le col, je vois que le sommet au sud est probablement accessible si on met les mains. Je laisse donc sac et bâton et attaque donc la montée vers la pointe d’Udine (3020m). C’est un vrai délice pour moi qui adore les passages un peu aérien…

Le lac Porcierolles et les crêtes de la Taillante depuis la pointe.

Le lac Porcierolles et les crêtes de la Taillante depuis la pointe.

Le panorama sur la plaine du Pô.

Le panorama sur la plaine du Pô.

Le Viso

Le Viso

Je redescend vers le col et décide de tenter l’ascension de la pointe Venise. J’attaque donc la montée en suivant la crête. J’ai pas choisi le chemin le moins impressionnant: à parfois moins d’un mètre sur ma droite se trouve un précipice de plus de 200m… Malheureusement, la pointe est inaccessible, je dois m’arrêter au bivouac éponyme, à 3080m).

Ensuite je descend en partie en hors-sentier pour rattraper le GR un peu avant le lac Lestio.

Le Viso, le col de Valante et le lac Lestio (caché par l’ancienne moraine).

Le Viso, le col de Valante et le lac Lestio (caché par l’ancienne moraine).

Ensuite il faut remonter le col de Valante (2815m), où un bouquetin peu farouche m’attend.

Le bouquetin devant la vallée.

Le bouquetin devant la vallée.

De là, le GR continue à flanc de montagne pour rejoindre le passo de la Losetta.

Vue sur la vallée du refuge de Valante.

Vue sur la vallée du refuge de Valante.

Le Viso depuis le col.

Le Viso depuis le col.

Depuis ce col, je monte en un quart d’heure vers la pointe Joanne. J’ai de la chance, normalement à cette heure-ci la nebbia bouché le ciel italien, mais pas aujourd’hui.

Le lac lestio. Au dessus, le col du couloir du porc, encadré par les pointes de Venise et d’Udine où j’étais le matin. Au loin, aussi ténu qu’un nuage, le massif du mont Rose.

Le lac lestio. Au dessus, le col du couloir du porc, encadré par les pointes de Venise et d’Udine où j’étais le matin. Au loin, aussi ténu qu’un nuage, le massif du mont Rose.

Le Viso.

Le Viso.

Je redescend et retrouve Benoit, arrivé 20 minutes avant moi, aux granges de Bernard (2200m). Nous bivouaquerons non loin de là, au bord du chemin. Pendant le repas, nous pourrons observer un chevreuil qui se balade sur la rive opposée.

Jour 3

Aujourd’hui, il est prévu des orages, c’est pourquoi nous comptons arriver à la voiture assez tôt. Comme je compte faire un sommet de plus que Benoit, je pars un peu plus tôt. Tout d’abord, direction le col Agnel.

Le pain de Sucre, vu depuis sous le col.

Le pain de Sucre, vu depuis sous le col.

Finalement, je pars en hors-sentier pour rattraper la crête qui court entre le col et le pain de sucre (3208m).

Du côté français, les nuages se rapprochent alors que du côté italien, la nebbia fait son apparition.

Du côté français, les nuages se rapprochent alors que du côté italien, la nebbia fait son apparition.

Au vu des mauvais nuages qui arrivent, je decide d’écourter ma journée et de ne pas monter au pic de Fozéant. Je redescend donc rapidement vers le col vieux, et suis ensuite le GR. Je rattrape Benoit vers le lac Foréant, et on descend ensemble vers la voiture.

Le chemin très agréable.

Le chemin très agréable.

Et après 3h30 de route agrémentés d’une bière au col du Lautaret, il me dépose à la gare 3 minutes avant le départ de mon train : juste le temps de prendre mon billet!

En bref : merci Benoit pour cette magnifique rando!

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