Les Amériques à vélo : le projet

Les Amériques à vélo : le projet

Je cherchais un nouveau projet. Le problème, c’est qu’à force de faire des voyages de plus en plus longs et de plus en plus loin, j’avais besoin de quelque chose qui représente un défi pour moi. J’ai donc décidé de partir en vélo et longtemps : ce sera une traversée sud-nord des Amériques commençant en novembre.
 
Je partirai d’Ushuaïa, juste parce que ça représente le sud. De là, cap au nord en suivant la cordillère des Andes. Les montagnes devraient alors être mon fil directeur jusqu’à la Colombie, d’où je passerais en Amérique centrale. De là, encore direction le nord jusqu’à atteindre l’Alaska, idéalement en juin/juillet 2021 (soit 1 an et 8 mois de voyage, et probablement entre 25 et 35 milles kilomètres).

Je souhaite utiliser le plus possible le réseau de pistes et de petites routes. Si je peux m’éviter la route panaméricaine et la circulation qui va avec, ça me va tout autant. Bon, il ne faut pas se leurrer, je n’y couperais pas toujours… C’est pour ça que je cherchais un vélo gravel qui soit à l’aise sur tout type (ou absence) de revêtement. Je n’exclus pas d’emprunter des parcours très exigeants physiquement si je me sens bien, tel que cet itinéraire au nord du Chili.  Ça me semble illusoire d’avoir un plan trop précis avant mon départ ; pour le moment, je me renseigne sur différents itinéraires et options, le but étant de pouvoir improviser au fur et à mesure de ma progression.
Malgré l’expérience que j’ai déjà acquise durant mes plus ou moins longues itinérances, c’est un projet qui comporte de nombreuses inconnues pour moi. Ma plus grande crainte concerne la solitude et la lassitude que ça peut impliquer. Je prévois de m’écarter régulièrement des grands axes routiers et touristiques ; en plus de ça, j’aimerais rouler à un rythme pas forcément très soutenu mais peut-être un peu plus élevé que la moyenne des cyclo-voyageurs (idéalement autour de 100km/jour si le terrain s’y prête). Du coup, j’ai peur de ne trouver que rarement des personnes avec qui partager un bout de route. Pour l’avoir vécu sur le CDT, ce partage est quelque chose de fantastique pour passer les moments les plus délicats et pour se motiver.
 
Pour rencontrer des gens et pour limiter les coûts, je compte utiliser le plus possible Warmshower (c’est comme Couchsurfing, mais avec une communauté orientée vélo). Comme il n’y a pas besoin de visa (contrairement aux pays asiatiques), j’aimerais limiter le plus possible mes dépenses en dehors de la nourriture et des besoins vitaux. Je n’aurais bossé qu’un an entre le CDT et mon départ, donc même si j’ai pu mettre de l’argent de côté, je ne roulerai pas sur l’or.
 

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