Jura et Vosges en gravel

Alors que je faisais ma traversée des Vosges à pied, je me suis souvent dit que toutes ces pistes forestières feraient un bon terrain de jeu en gravel. Il y a d’ailleurs un itinéraire VTT qui avait l’air tout à fait faisable avec mon vélo moyennement quelques passages moins agréables : la Grande Traversée des Vosges, ou GTV. Une fois rentré de ma randonnée, j’ai donc rapidement décidé d’y retourner à vélo.

Une fois l’objectif fixé, il me restait à déterminer comment y aller. Pourquoi pas par le Jura ? Faire une traversée des massif de l’est en suivant la GTJ puis la GTV, c’était tentant.Je décidais donc de partir de chez moi, au nord de Lyon, et de rejoindre la GTJ au niveau du Grand Colombier.

Le premier jour fut donc dédié à la traversée des Dombes puis l’ascension des premiers contrefort du Jura au niveau du Bugey. Pas tant de dénivelé que ça, mais quelques franches ascension sur des pistes de qualité variable laissèrent des marques dans mes jambes. Le lendemain matin, mauvaise surprise : mes vitesses sautaient à tout va. Je tentais de bidouiller les vis de butée, mais pas de miracle et mes soupçons se confirmèrent vite : la patte de dérailleur (déjà détordue deux fois) était probablement tordue. Heureusement je pouvais modifier mon parcours pour ne faire quasiment que descendre et arriver chez un vélociste pour son ouverture.

Une fois le vélo en état de rouler (patte changée – heureusement que j’en avais une de rechange), je reparti le long du Rhône. Je suivi la Via Rhôna sur quelques dizaines de kilomètres, le temps de rejoindre Culoz et le pied du Grand Colombier. Les choses sérieuses commençaient alors : cette ascension est un monument du cyclisme de route auquel il me tardait de me mesurer. Clairement, je ne fis pas bonne figure avec mon gravel chargé, heureusement que j’étais seul. Mon arrivée au sommet fut fêtée par un spectacle son et lumière sous la forme d’un orage violent qui laissa place à une pluie fine qui dura toute la journée du lendemain, que je passais prostré dans un abri trouvé en cours de route.

Une fois la perturbation passée je pu continuer sur la GTJ, mais assez rapidement je me rendis à l’évidence : déjà qu’en temps normal ce n’est pas vraiment un parcours gravel, après deux semaines de pluie les chemins n’étaient vraiment pas accueillants pour mes petits pneus de 45mm. Je décidais donc de privilégier les petites routes, ne prenant la GTJ que lorsque elle s’aventurait sur de bonne pistes forestières.

Une fois la source du Doubs atteinte, je continuais vers le nord pour rejoindre les Vosges en passant par la trouée de Belfort. De là, je continuais sur les pistes forestières où mes pneus passaient sans trop de problèmes, mais où mon développement était limite au vu des pentes rencontrées (ratio de 0.85). Je croisai un autre bikepacker qui revenait de la Hope 1000 (course de VTT à travers la Suisse) et nous passâmes deux jours ensembles. Quel plaisir de discuter avec quelqu’un avec plus d’expérience et un meilleur niveau que moi !

À Saverne, je quittai la GTV avant son terme afin de rejoindre Strasbourg par le canal de la Marne au Rhin, puis je redescendis la plaine d’Alsace jusqu’à Mulhouse. Les paysage étaient bien moins intéressants, mais ça me permis de faire une plus grosse journée pour terminer cette semaine de bikepacking.

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