CDT : nourriture

CDT : nourriture

Ramen et thon, la base

On attaque aujourd’hui un joli morceau : la nourriture sur le CDT. C’est un peu le nerf de la guerre, mais chacun a sa propre stratégie donc ici je vais détailler comment je faisais. Je vais d’abord aborder quelques choix et les éléments à prendre en compte, et ensuite je donnerai des exemples de repas.
Note importante : je n’y connais rien en nutrition. Calories, kcal, glucides/lipides : je sais pas ce que c’est et j’intervertis les termes à tout va. Je fonctionne au feeling.
Beaucoup de ce que je dis est issu de mes deux derniers mois sur le CDT, c’est à dire après que j’ai cessé d’expérimenter et que j’ai pris mon rythme de croisière.

Réchaud, pas réchaud ?

Je suis définitivement un adepte du pas réchaud (« cold soaking »). En effet, pour moi un réchaud c’est lourd et encombrant, de la logistique en plus, et j’ai la flemme de cuisiner une fois au bivouac. Je ne bois ni thé ni café, donc le manque de boisson chaude n’était absolument pas un problème pour moi.
A la place j’avais une boite en plastique avec couvercle vissable qui permet de mettre à tremper des ramens ou du couscous alors qu’on marche. Une fois au camp, le repas est prêt et aussi bon que s’il avait cuit (mais il est froid).

Calories

Savoir combien de calories on consomme par jour n’est pas facile. Ceci dit, une journée « normale » c’était plus de 40km et jusqu’à 14h de marche (pauses comprises), soit entre 10 et 12h de marche. En prenant une dépense de 500 calories/heures (ou kcal : je sais jamais), on arrive à environ 6000 calories/jour. Ça semble cohérent.

Complément de calories

Est-il possible de porter 6000 calories/jour pour une autonomie de 5 ou 6 jours ? Oui, si vous êtes prêt à boire de l’huile d’olive au goulot. Mais pour une personne normale, ça sera un peu compliqué et ça risque d’être lourd. L’idée est de manger assez pour que le corps tienne le coup, et de compléter une fois en ville. A la louche, je mangeais environ 3 ou 4000 calories/jour. Une fois arrivé en ville, c’était burgers, soda, chips. Pas très sain, mais le moyen le plus rapide et moins cher de compenser.
 
A noter que manger sain aux États-Unis dans les petites villes que nous traversions n’est pas toujours facile. Souvent, les seules choix aux restaurants (avec souvent uniquement un ou deux restaurants par villes) se résument à burgers ou sandwich.

Ravitaillement

En moyenne nous avions une possibilité de ravitaillement tous les 5 jours. Beaucoup de « villes » n’avaient que des general stores ou des stations service avec un choix minimal. Pour contrebalancer ça, ou en cas de besoin particuliers (vegan, etc.), certains s’envoyaient très régulièrement des colis de nourriture. Ça nécessite une base logistique aux USA et ça fait une petite somme (12$/envoi en moyenne), mais ça permet d’avoir de meilleurs repas. Cependant, si les colis sont préparés avant le départ, ils peuvent rapidement ne plus correspondre à ce dont on a besoin.

Pauses et découpage de la journée

Généralement je découpais la journée en 4 : petit-déjeuner, goûter, déjeuner, goûter, diner. Entre les repas j’avais toujours des barres céréales ou des snacks à portée de main. Généralement j’avalais quelque chose toutes les heures le matin (mon petit déjeuner n’était pas assez gros pour me faire tenir trop longtemps), et l’après-midi se faisait en utilisant mes « gros » repas pour ne pas avoir à manger trop de snacks (même si j’en prenais aussi).
L’idée est de manger relativement peu, mais très souvent.

Variété

Chose importante : si un repas me plait, je peux le manger tous les jours.

Thon

Chose impensable pour moi avant de commencer : manger du thon en rando. Mais aux USA, tous les magasins vendent du thon dans un sachet aluminium : léger, pratique, et plusieurs goûts disponibles. C’est top.
Marque : StarKist tuna pouch.

Idées de repas

Petit déjeuner

  • Cookies (petit format) : pratique à manger en rangeant le camp. Conditionnés dans un petit ziplock, j’en mangeais une partie avant de partir et une partie au goûter
  • Bagel : volumineux, mais ça cale bien.
  • Beurre de cacahuète : dans un bagel ou avec des galettes de tortilla. Le beurre de cacahuète, contrairement au Nutella, ne se solidifie pas dans la fraicheur de la nuit.
  • Pas de petit déjeuner : des fois je partais sans manger, mais je mangeais des barres céréale en marchant (cf. partie suivante)

Snacks du matin

  • Barres céréales toute simple : souvent avec du chocolat, j’en mangeais entre 2 et 4.
  • Cliff bar : plus grosses, j’en mangeais jusqu’à 2
  • Snickers : une seule barre
  • Barre protéine : généralement assez grosse, elle permet de bien caler

Généralement j’alternais 2 ou 3 barres toutes simples avec une barre plus grosse.

Goûter du matin

Souvent la même chose qu’au petit déjeuner (un bagel, des cookies, etc.)

Déjeuner

C’était plus un gros goûter qu’un vrai repas.

  • Beef jerky
  • Thon (si j’en avais en rab, mais normalement c’était uniquement pour le diner)
  • Honey maid (crackers au miel)
  • Crackers
  • Chips (si départ de ville : je n’aime pas les chips écrasées)

Snacks et goûter de l’après-midi

  • Nutella (sur tortilla ou honey maids)
  • Skittles
  • M&M’s
  • Bonbons (préférés : gummy worms de Black Forest)
  • Trail mix (mais je n’aime pas les raisins secs)
  • Cacahuètes et autres

Diner

Même diner tous les soirs : un sachet de ramens + un sachet de thon (en variant les goûts), éventuellement complété par des M&M’s ou tortilla + nutella.

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