Islande partie 3 : de Landmannalaugar à Skogar

Islande partie 3 : de Landmannalaugar à Skogar

Jour 11 : Landmannalaugar – Álftavatn
Après une looongue nuit (presque 12h), je me réveille alors que mon dortoir est déjà presque vide. Je me sens en forme, alors je traîne un peu et en profite pour aller prendre quelques photos des sources sans personne dedans (ce sont celles que j’ai mises hier soir).
Ce n’est donc pas avant 9h que je pars pour de bon. Mais plutôt que de partir directement sur le Laugavegur, je fais un petit détour pour monter sur un volcan (Bláhnúkur je crois) qui m’offre une belle vue sur le secteur malgré les nuages. C’est là qu’on comprend pourquoi Landmannalaugar est si célèbre…
Je redescends et tourne un peu autour pour voir des rivières rouillées avant de reprendre le fameux Laugavegur. Je n’ai jamais vu ça de ma vie : durant les trois prochains jours (jusqu’à Skogar), je verrais toujours au moins un autre randonneur devant ou derrière moi. L’impression de solitude islandaise disparaît pour de bon, et me voilà sur l’autoroute mondiale du trek.
Ceci dit, vu les paysages, je comprends l’engouement. C’est absolument superbe. Comme toujours, on y voit des gens plus ou moins préparés qui peuvent donner de grands moments de perplexité. Je croise une italienne qui marche avec un gros caillou dans le filet de son sdc : elle me dit que c’est un souvenir. 😐
Le sentier monte progressivement et quitte la zone géothermique pour arriver sur un plateau noir et froid, d’où on voit bien le glacier. Il y a beaucoup de névés, et une plaque rappelle qu’un jeune est mort là, pris dans le blizzard à moins d’un kilomètre du refuge, il y a une dizaine d’années.
Je passe un petit col avant d’arriver au refuge de Hrafntinnusker. Je ne m’y arrête que le temps de grignoter, et prend pitié de ceux déjà arrivés qui essaient de monter leurs tentes à l’abri du vent sur ce plateau sans rien pour le stopper.
Peu après être reparti je suis dans les nuages. Je dois passer plusieurs talwegs avec des ponts de neige, dont certains n’inspirent pas confiance. Le brouillard s’épaissit encore et toujours et l’ambiance est étrange. Je croise un anglais avec qui je termine ma journée. John est photographe professionnel, en vacances en Islande sur un coup de tête (les billets d’avion l’avant-veille du départ ne sont pas chers :p ). Nous passons le reste de l’étape à discuter photo tout en marchant d’un bon pas.
Je décide de m’arrêter à Álftavatn pour la nuit. La vue avec le lac est absolument magnifique. Je fais connaissance avec les campings islandais : 14€ pour un bout d’herbe (il n’y a que ça partout ici) et des toilettes (j’arrive très bien à faire sans). Je m’arrange pour ne pas payer. :p















Jour 12 : Álftavatn – Þórsmörk
Ce matin je repars avec John. Le ciel est couvert, mais nous avons bon espoir pour la suite. Et en effet, à peine le premier collet passé, le ciel se découvre et les couleurs explosent autour de nous. Encore une fois, la mousse fluo donne l’impression de sortir du salon de maquillage.
Le paysage jusqu’à Hvangill est très vert ; après commence un panorama plus désertique et noir. Je retrouve un peu l’ambiance du nord, le monde en plus. Nous devons passer un gué réputé difficile. Il m’arrive tout juste au dessus des genoux : facile. 😀 Nous avançons tranquillement et faisons un détour juste avant Emstrur pour aller voir un impressionnant canyon. Le refuge d’Emstrur marque la moitié de notre journée (nous doublons l’étape). Il est très sympa et idéalement situé.
Ensuite nous descendons dans une petite gorge creusée par un violent torrent de fonte. Heureusement qu’il y a un pont. Au loin le glacier nous montre ses immenses langues de glace. La descente vers Þórsmörk (Thórsmörk) est ensuite interminable… John s’arrête bivouaquer au bord d’un torrent un peu avant, mais moi je continue. Je finis la journée avec un groupe de deux françaises et deux israéliens d’environ mon âge qui se sont rencontrés sur le chemin.

Premier collet, premiers rayons

John sur l’autoroute

Mousses psychédéliques










Jour 13 : Þórsmörk – Skogar
C’est la fin de ma rando ! Je mange tranquillement sur la terrasse du refuge et vais me renseigner auprès de la gardienne pour la météo (passage sur le glacier délicat en cas de brouillard). Elle commence à m’abreuver de conseils, mais quand je lui dit que je viens de Myvatn elle me félicite… et m’abreuve de questions. 😀
Je remonte tout d’abord la vallée de Þórsmörk, ce qui n’est pas passionnant. Finalement, le sentier s’élève assez brutalement. Je double plusieurs groupes avant d’arriver sur le premier plateau. Là je fais une petite pause et engage la conversation avec deux personnes, une française et un québecois qui se sont rencontrés sur le chemin (décidément). Nous repartons ensemble en direction du glacier. Le paysage, jusque là plutôt classique (pour quelqu’un qui vient de traverser l’Islande :p ) devient grandiose : nous sommes sur la neige, au milieu des stigmates de l’éruption de 2010 (la fameuse), et nous montons même sur les montagnes les plus jeunes du monde (les cônes de lave issus de l’éruption), le tout avec l’immense glacier en arrière plan. Fou.
Nous mangeons à l’abri d’un rocher avant de nous attaquer à la longue descente vers Skogar. Heureusement, de nombreuses cascades rythment le chemin. sachant que nous avons le temps, nous faisons une pause à quasiment toutes les chutes d’eau… (Désolé, y’aura encore beaucoup de photo :p ). Elles sont absolument splendides.
Nous nous prenons à rêver d’un bon resto, mais surtout d’une bonne pinte…
L’arrivée à Skogar est du coup une petite déception : la chute d’eau est immense, mais bien moins charmante que les précédentes et surtout pleine de monde. Nous voulons nous consoler au bar, mais la pinte à 12€ nous rappelle la réalité des prix islandais. :/
J’y retrouve John, et y rencontre un couple de français faisant le tour de l’Islande en stop. Nous passons la soirée à discuter, ce qui me permet de « préparer » la suite de mon voyage. J’aurais le temps de faire une autre rando, mais je décide plutôt de profiter et de prendre mon temps. Ce sera donc balades en stop sur la côte sud. 🙂
FIN DE LA RANDO

Au loin, les plaines du bord de mer

Champs de lave de 2010


Jeunes cratères





Première cascade de la rivière Skogar









Skogarfoss, impressionnante mais bondée
 

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